Tampons : mode d’emploi

, par  Delphine Delarue

« Il y a un facteur de risque important dans le déclenchement d’un syndrome du choc toxique (SCT) : le port prolongé d’un tampon hyperabsorbant. Il s’agit de la situation la plus décrite dans la littérature scientifique », explique le professeur Olivier Graesslin, chef du service gynécologie-obstétrique au CHU de Reims. Les tampons trop absorbants empêchent l’air de passer et, portés trop longtemps, ils induisent un phénomène d’irritation et de macération qui va favoriser la prolifération des germes. « Evidemment, il n’est pas question d’interdire l’utilisation des tampons, mais de rappeler les règles d’hygiène de base, la première étant le lavage systématique des mains avant chaque mise en place », ajoute le professeur. Idéalement, un tampon se change toutes les quatre heures et ne doit en aucun cas être porté plus de huit heures. On recommande aussi l’usage de serviettes hygiéniques la nuit pour limiter le port nocturne prolongé. Enfin, on ne met jamais de tampon en dehors des règles pour absorber des pertes inhabituelles (sang ou pertes colorées). Celles-ci doivent toujours conduire à consulter rapidement.

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