Plus d’une personne sur deux dort mal en France

, par  Delphine Delarue

D’après un sondage Ipsos pour l’Observatoire du sommeil de la fondation Adova, 55 % des Français seraient victimes du « mal dormir », un phénomène lié aux difficultés d’endormissement et aux réveils nocturnes ou trop précoces.

Deux Français sur trois ont le sentiment de manquer de sommeil, nous apprend un sondage Ipsos pour la fondation Adova publié le 18 septembre. Par rapport aux heures déclarées de coucher et de lever, nous dormons pourtant suffisamment : en moyenne sept heures et quarante-huit minutes par nuit en semaine et huit heures et quarante-deux minutes les week-ends et pendant les vacances, ce qui correspond approximativement aux huit heures minimum recommandées par les experts pour un sommeil réparateur. Pour les personnes interrogées, ce n’est pas tant la durée de sommeil qui pose problème, mais plutôt sa qualité : 85 % des Français déclarent en effet se réveiller au moins une fois par nuit avec un temps d’éveil de trente-neuf minutes en moyenne avant de se rendormir. Un Français sur quatre vivrait même cette situation trois fois par nuit voire plus. Par ailleurs, 32 % des sondés estiment se réveiller trop tôt au moins quatre à cinq fois par semaine et 25 % ont du mal à s’endormir à la même fréquence. Au total, 55 % des Français affirment « vivre souvent ce phénomène du mal dormir », conclut l’étude.

La préparation au sommeil en question

D’après l’observatoire, la médiocre qualité du sommeil s’explique surtout par les mauvaises habitudes prises pendant la soirée. Alors que l’on déconseille fortement l’usage des écrans avant l’endormissement, 40 % des sondés consultent leur smartphone et 69 % regardent la télévision avant d’aller se coucher au moins deux fois par semaine. « Et ce n’est pas moins d’un Français sur cinq qui s’endort devant son écran de télévision, puis se réveille au milieu de la nuit », précise l’étude. Enfin, bien qu’il soit recommandé d’espacer au mieux les heures du dîner et du coucher, plus d’une personne sur quatre mange juste avant de se mettre au lit. Des comportements qui ne sont pas sans conséquence sur la santé et la vie quotidienne. C’est en effet tout l’organisme qui souffre et peine à récupérer lorsque l’on dort mal.

Conséquences physiques et psychiques

La majorité des sondés déclarant avoir un sommeil perturbé affirment également souffrir de manque d’énergie, de bras et de jambes lourdes, de faiblesse dans certaines parties du corps et de difficultés à se concentrer. Le « mal dormir » aurait aussi un impact négatif sur la vie de famille, la vie professionnelle, les relations amicales et la vie sexuelle. Enfin, d’autres études ont déjà démontré qu’un nombre insuffisant d’heures de repos ou des nuits agitées élevait sensiblement le risque d’hypertension artérielle, d’infarctus, de surpoids, d’anxiété ou de dépression. Bien conscients de l’importance du sommeil, les Français sont 43 % à avoir déjà consulté un professionnel de santé pour des problèmes de sommeil. Ces consultations auraient aidé un patient sur deux à trouver une solution pour dormir mieux.

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