Les bienfaits de la sieste

, par  Léa Vandeputte

Avoir un « coup de mou » ou « piquer du nez » en début d’après-midi est tout à fait normal, « c’est physiologique », assure le docteur Joëlle Adrien, présidente de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV). C’est donc le moment idéal pour faire une sieste, mais attention, pas n’importe comment. « Elle doit être courte, entre dix et quinze minutes, pour ne pas entrer dans une phase de sommeil profond et avoir du mal à s’éveiller, prévient le médecin. Il faut s’installer confortablement. On peut s’allonger sur son lit, mais il vaut mieux éviter que les conditions, lumineuses notamment, soient les mêmes que lors du sommeil nocturne. Ceux qui n’arrivent pas à se réveiller doivent programmer leur réveil pour qu’il sonne au bout de quinze minutes. En revanche, les personnes qui ont une dette de sommeil importante ou qui travaillent en horaires décalés peuvent faire des siestes plus longues. » Une fois toutes ces conditions réunies, il ne reste plus qu’à se détendre et à profiter des bienfaits de la sieste : elle réduit les effets négatifs du manque de sommeil et permet d’être plus vigilant. « Nous militons pour que la sieste soit possible dans le milieu du travail, ajoute Joëlle Adrien. En effet, le manque de sommeil a une incidence non seulement sur la santé, mais aussi sur l’absentéisme, la consommation de produits de santé ou encore sur les accidents domestiques et les accidents du travail. La sieste permet de limiter ces impacts négatifs. »

DOSSIERS

Et si c’était la thyroïde ?

Vous vous sentez énervé, stressé, fatigué et un peu déprimé ? Votre thyroïde vous joue peut-être des tours. En s’emballant ou en devenant au contraire un peu paresseuse, cette petite glande endocrine, véritable chef d’orchestre du fonctionnement de nos organes, gâche la vie de plus de 6 millions de (...)

Quand les bactéries résistent aux antibiotiques

L’antibiorésistance constitue aujourd’hui l’une des plus graves menaces qui pèsent sur la santé mondiale. De plus en plus d’infections bactériennes deviennent difficiles à traiter car les médicaments perdent de leur efficacité. Chacun peut être touché, quel que soit son sexe, son âge ou son pays (...)

SOULAGER la douleur de l’enfant

Longtemps sous-estimée, voire totalement négligée, la prise en charge de la douleur chez l’enfant s’est beaucoup améliorée au cours des vingt dernières années. Elle reste cependant encore très inégale et trop souvent réduite à une simple prise de médicaments. Or, que ce soit en ville ou à l’hôpital, une (...)

Cuisiner, c’est bon pour la santé

Choisir des produits sains et se préparer à manger plutôt que recourir à des plats industriels est un moyen simple de préserver sa santé, d’autant qu’il n’est pas nécessaire d’être un véritable cordon-bleu pour se faire du bien. Cuisiner est aussi un formidable moyen de partager : faire découvrir aux (...)

ARTICLES RÉCENTS